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Cellules : Dialogues entre matières, formes et récits intimes

Dernière mise à jour : il y a 2 jours

Du 4 mars au 4 juin 2026 Exposition inaugurale Vernissage le 3 mars à 18h au MAF


© Audrey Piguet, Parasomnia
© Audrey Piguet, Parasomnia

Dialogues entre matières, formes et récits intimes 


Le mot « Cellules » est polysémique : il évoque à la fois la structure vivante, la prison, l’atelier, l’intimité, mais aussi l’idée de décloisonnement, de mutation, et de sororité. Cette exposition réunit les 12 Visages du MAF, associées en 6 duos, qui explorent ensemble les frontières entre abstraction et figuration dans des langages visuels distincts mais profondément connectés. Chaque paire d’artistes constitue une « cellule » : un espace de résonance où deux univers se rencontrent, se confrontent ou se soutiennent. L’exposition agit ainsi comme un organisme vivant, fait de cellules interreliées, où les récits intimes et les esthétiques personnelles coexistent, se répondent et se libèrent. 


Dre Marie Bagi, directrice du Musée Artistes Femmes (MAF) et commissaire de l'exposition :


"Cellules est l’exposition inaugurale du MAF, pensée comme un acte fondateur et manifeste. Commissariée par mes soins ainsi que Lucie Pfeiffer, historienne de l’art et co-commissaire, elle ouvre le lieu en affirmant d’emblée une vision artistique fondée sur le dialogue, la pluralité des voix et l’attention portée aux récits intimes. À l’image d’un organisme vivant qui prend forme, cette première exposition inscrit le MAF dans une dynamique de transformation, de porosité et de mise en relation.


Le terme « cellule », au cœur du projet, est abordé dans toute sa richesse symbolique. Il renvoie à l’unité fondamentale du vivant, mais aussi à l’espace clos : cellule de prison, cellule mentale, chambre intérieure, tout autant qu’à l’atelier, un lieu de création et de retrait. Cette polysémie fait écho de manière assumée aux Cells de Louise Bourgeois (1911-2010), dont l’œuvre a profondément marqué l’histoire de l’art contemporain par sa capacité à transformer l’enfermement en espace de mémoire, de réparation et de projection émotionnelle. Comme chez Louise Bourgeois, la cellule est ici un lieu de tension entre protection et vulnérabilité, entre isolement et besoin de lien, entre trauma et résilience.


L’exposition réunit les douze artistes « visages » du MAF, associées en six duos, chacun formant une « cellule » autonome et interconnectée. Ces cellules sont conçues comme des espaces de résonance où deux univers plastiques se rencontrent, explorant les frontières mouvantes entre abstraction et figuration. Les œuvres abordent le corps fragmenté, la matérialité, l’intime, la mémoire familiale, les rituels, l’organique, l’affect et le mouvement. La diversité des médiums, photographie, peinture, textile, sculpture, dessin, installation ou dispositifs immersifs, reflète la multiplicité des écritures artistiques tout en affirmant une cohérence collective forte.


La scénographie immersive et fluide, sans hiérarchie ni chronologie, accompagne cette vision organique. Chaque cellule est enrichie de textes courts, conçus comme des fragments de journaux intimes croisés, prolongeant le dialogue entre les artistes et offrant au public un accès sensible aux processus de création.


Avec Cellules, le MAF s’inaugure comme un espace d’expérimentation, de partage et d’émancipation, où l’exposition devient un territoire habité. Cette exposition fondatrice affirme que l’art est avant tout un lieu de mémoire, de transformation et de relation, un espace où les formes, les corps et les récits peuvent coexister, se réparer et se libérer."


Artistes exposées

Charlotte Aeb

Hélia Aluai

Isabelle Ardevol 

Katia Bornoz

Sophie Bosselut 

Joëlle Cabanne 

Delphine Costier

Kathy Le Vavasseur 

Daniela Markovic 

Audrey Piguet

Alexia Weill

Laura Zimmermann



 
 
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