DESSA : entre Lausanne et Berlin
Deborah Sharon Abeles
Espace Louve
Du 19 novembre 2026 au 14 janvier 2027
Vernissage le 19 novembre à 18h

Le Musée Artistes Femmes propose un regard sur la riche et singulière carrière internationale de l’artiste DESSA, pseudonyme composé des initiales de son nom, Deborah Sharon Abeles.
Depuis plusieurs décennies, son parcours se déploie entre les cultures, les disciplines et les territoires, avec Lausanne et Berlin comme deux pôles essentiels de sa
création. Née en 1948 à Bulawayo, en Rhodésie du Sud, DESSA a construit une œuvre profondément personnelle, nourrie de ses expériences, de ses déplacements et d’une insatiable curiosité pour le monde.
Aujourd’hui, elle partage son temps entre son atelier de La Conversion, près de Lausanne, et Berlin, ville dont l’énergie, l’histoire et la richesse artistique ont accompagné une part importante de son parcours. Entre ces deux lieux, deux atmosphères et deux façons d’habiter le monde, son œuvre poursuit son chemin, libre et toujours en devenir.
Chez DESSA, l’art est à la fois exploration intime et ouverture sur l’autre. Elle y interroge son identité, la mémoire et l’histoire, la musique, mais aussi les formes d’un monde naturel réinventé. Sa curiosité l’amène à s’intéresser à des destins parfois oubliés, à faire surgir des vies méconnues et à transformer la recherche en matière artistique. « Ainsi », dit- elle, « l’art peut servir aussi d’outil pédagogique stimulant. » Abstraction et figuration, peinture et collage se rencontrent dans une œuvre où la couleur occupe une place fondamentale.
DESSA revendique la nécessité de se réinventer sans cesse : chaque tableau devient une métamorphose, une circulation de l’énergie, une forme qui en appelle une autre. Cette volonté de décloisonner les disciplines trouve une expression particulièrement originale dans son invention, le « Transoundart » : un dialogue improvisé entre son pinceau et la musique d’un ou de deux musiciens, créé en direct lors de performances.Développée à la suite de sa collaboration avec le compositeur vaudois Dominique Gesseney-Rappo, cette pratique fait de la peinture une expérience vivante, où le geste, le son et la couleur se répondent dans l’instant.
De Bulawayo à Lausanne, de Berlin aux nombreux horizons qui ont jalonné sa carrière, DESSA n’a cessé de rassembler plutôt que de séparer : les cultures, les mémoires, les disciplines, les êtres et les formes. Cette idée de rassemblement constitue le fil discret mais puissant de toute son existence artistique.
Multiculturelle, voyageuse, chercheuse et profondément libre, DESSA compose ainsi une œuvre à son image : plurielle, mouvante et faite de fragments qui, ensemble, forment une constellation singulière. Une œuvre que vient éclairer la monographie publiée par Infolio, avec un titre particulièrement juste imaginé par Françoise Jaunin : DESSA : FEMME
MOSAÏQUE.

